Salésiennes Missionnaires de Marie Immaculée



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Vivre l'Evangile et en répandre le ferment dans une vie simple et au travers d'un travail humanitaire, dans la catéchèse et là où l'évangélisation commence, en communautés multiculturelles
 
 

La première chose qui m’avait marqué chez les SMMI de La Réunion, c’est la joie ! Joie omniprésente dans leur manière d’être ensemble et au service des autres. Depuis, je me suis rendu compte que tout n’était pas facile dans la vie communautaire des SMMI mais il reste cette joie toujours présente en elles. J’ose dire : c’est plus fort qu’elles ! Ainsi lorsque je suis allé à Narbonne conduire Sœur Marie Claude au mois d’octobre, j’ai retrouvé cette même joie que j’avais perçue à La Réunion dans leur communauté de Narbonne. C’est vraiment le fond du charisme salésien : la paix et la joie…

1/ Consentir à la vie, vivre l’espérance…

Cette vie que nous n’avons pas choisie est don de Dieu, toujours apprendre à l’aimer avec foi et espérance, de manière contagieuse.

Une personne malade à l’hôpital m’a dit : « Vous êtes toujours souriant. » Je crois que cela vient de cette joie intérieure de me savoir aimer de Dieu, appelé à une vocation au cœur de ce monde. Trouver sa vocation, cela rend heureux, même si nous rencontrons des difficultés, des épreuves, cela n’enlève pas la joie profonde, la joie du cœur. Et puis ce sourire, c’est aussi un regard de bonté que je pose sur les personnes malades comme, je pense, SFS pouvait le faire, et avant lui : Jésus ! Cette remarque m’a fait plaisir, bien sûr, mais gare à l’amour propre qui se réveille lorsqu’on reçoit de tels compliments…

Méditons avec Saint François de Sales.

Je désire que vous soyez extrêmement humble en toutes vos œuvres. Conversez, toujours humblement avec tous, ne tenez pas compte d’être réputée et louée, mais désirez être méprisée et rebutée ; et jusqu’à ce que vous soyez parvenue à ce degré d’abjection, ne pensez pas avoir profité. Nous sommes véritablement serviteurs inutiles ; il n’est meilleur exercice que de se mépriser soi même. Tenez comme un profil pour votre âme les outrages et injures qui vous seront faits, et réjouissez-vous-en. Ne vous attribuez point les louanges des bonnes œuvres et actions, mais portez tout aux pieds de Jésus-Christ qui en est l’auteur ; autrement vous lui déroberiez sa gloire. Ne désirez point être connue pour humble, mais vile et abjecte. Lettres n) 2069 à Jeanne de Chantal.

Pour aller plus loin :

Il est vrai que tout ce que nous faisons de bien est l’œuvre de la grâce de Dieu en nous et que nous n’avons pas la propriété que de nos mauvaises actions, aussi de quoi nous louer ? Et pourquoi ne nous blâme-t-on pas davantage. Loué ou blâmé, il importe peu : cela ne nous ajoute ni ne nous enlève rien. Quelle liberté ce serait par rapport à l’opinion, si nous ne cessons de nous mesurer dans le regard des autres et si nous nous tenions humblement sous le regard de Dieu, ne nous jugeant pas nous-mêmes, mais laisser à Dieu le jugement.       

Méditons avec François de Sales :

[….] une personne ne doit jamais laisser ses exercices et les règles communes des vertus à moins qu’elle ne voie la volonté de Dieu de l’autre côté. Or, la volonté se manifeste de deux façons : par la nécessité et par la charité. Je veux prêcher ce carême en un petit lieu de mon diocèse. Si cependant je tombe malade ou que je me rompe la jambe, je n’ai que faire de regretter et m’inquiéter de ne point prêcher, car c’est chose certaine que la volonté de Dieu est que je le serve en souffrant et non pas en prêchant. Tandis que si je suis malade, mais qu’il se présente une occasion d’aller en un autre lieu où, si je ne vais, ils se feront huguenots (réformés- protestants), voilà la volonté de Dieu assez claire pour me faire doucement contourner mon dessein. Lettre n) 234 à Jeanne de Chantal.

Pour aller plus loin :

En règle générale, la volonté de Dieu est que chacun accomplisse au mieux son devoir d’état. En dehors de ce cas, il peut y avoir des circonstances plus exceptionnelles où se pose la question de savoir si c’est la volonté de Dieu que je fasse telle chose plutôt que quelque autre. François de Sales nous donne alors deux critères de discernement : la nécessité et la charité, et non pas ma préférence ou parce «  je le sens bien », comme on le dit familièrement. Les deux critères du saint sont rationnels et les deux autres irrationnels et la raison est le propre de l’homme……

Tome X, page 417

Toutes les œuvres de Dieu qui regardent le salut des hommes et des Anges sont attribuées d’une façon particulière au Saint Esprit, d’autant que le Saint Esprit est l’amour du Père et du Fils. Dieu n’est qu’un en essence; toutefois la Divinité est en trois Personnes, Père, Fils et Saint Esprit, qui sont un seul vrai Dieu. Et par conséquent il est impossible que ce que fait l’une des Personnes divines les deux autres ne le fassent semblablement; et, comme dit le Symbole de saint Athanase, le Père est créateur, le Fils est créateur et le Saint Esprit est créateur, et toutes les œuvres de la création et autres ont été et sont également faites par les trois Personnes divines. Néanmoins, parce que le Saint Esprit est l’amour du Père et du Fils, on lui attribue les œuvres qui procèdent de la bonté de Dieu, comme est la justification et sanctification des âmes, ainsi que les œuvres qui procèdent immédiatement de la toute-puissance, comme celles de la création, sont attribuées au Père; c’est pourquoi nous disons: «Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre.» Mais les œuvres de la sagesse sont attribuées au Fils parce qu’il est la Parole du Père, Verbum Patris; c’est pourquoi l’œuvre de la rédemption lui est attribuée, d’autant que, comme un très sage méde­cin, il a su guérir la nature humaine de tous ses maux.

Les œuvres donc qui procèdent de la bonté de Dieu sont attribuées au Saint Esprit parce qu’il est l’amour, c’est-à-dire le soupir amoureux du Père et du Fils. Or, en cette fête, ayant à considérer les œuvres du Saint Esprit, les uns les regardent comme fruits, ainsi qu’ils sont décrits par l’Apôtre saint Paul dans l’Épître aux Galates (V, 22-23): « Fructus autem Spiritus est charitas, gau­dium, pax, Patientia, longanimitas, bonitas, beni­gnitas, mansuetudo, fides, modestia, continentia, castitas »; « Les fruits de l’Esprit sont charité, joie, paix, patience, longanimité, bonté, bénignité, man­suétude, foi, modestie, continence et chasteté ». Les autres les considèrent et partagent en dons de science, d’interprétation et autres, ainsi que rapporte le même Apôtre en sa première Épître aux Corinthiens. Mais pour les ramasser, je suis content de les considérer sous les sept dons desquels il est parlé en Isaïe (xi, 1-3). 

Franoisdesales

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. » Jn 15, 13-14

Jésus avance vers sa Passion et en ses ultimes enseignements, Il parle à ses disciples de l’essentiel : l'amour mutuel ! Deux expressions nous disent la solennité du message :

- « Ceci est mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Il ne s'agit pas d'un conseil, d'une exhortation, mais d'un précepte qui fait force de loi…

- « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » C'est une allusion au don total que le Christ va faire de lui-même. Ce texte a donc valeur de testament…

C'est ainsi que Jésus décrit la transmission de l'amour qu'il nous commande : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. » L'amour en vérité ne vient pas de nous, ne se développe pas par la simple force de nos sentiments. C'est le Père qui le communique au Fils pour que nous le recevions de lui. L'apôtre Jean insiste sur cette vérité : « Aimons-nous les uns les autres puisque l'amour vient de Dieu… Dieu est Amour. » (1 Jn 4, 7-12)

Les chrétiens n'ont pas le monopole de l'amour de Dieu et des autres, mais ils reçoivent cette force d'aimer du cœur de Dieu. Aimer est un don de Dieu : On l'accueille et on le cultive dans sa vie pour être « enracinés et fondés dans l'amour » (Ep. 3.17). Ainsi, les époux chrétiens sont invités à reconnaître que leur amour vient de Dieu. Ils le reçoivent comme un cadeau à faire fructifier. Ceux qui ont du mal à aimer, ceux qui n'arrivent pas à pardonner comprennent qu'ils ont à demander cette grâce dans la prière, car l’amour véritable, au delà de nos sentiments, vient de Dieu.

C’est le cœur de la vie chrétienne : aimer nous fait ressembler à Dieu. En aimant comme lui, nous portons l'empreinte de ses "traits divins." Nous donnons une image de ce qu'il est. Bien sûr, celle-ci est imparfaite : elle est déformée par notre péché, notre faiblesse... Mais à travers notre amour, si maladroit soit-il, nous sommes enfants de Dieu : « Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu et ils connaissent Dieu. » (1 Jn 4, 7)

Pour entrer dans ce projet, une certaine qualité d'amour est nécessaire. Il y a en effet de nombreuses contrefaçons et nous devons nous en méfier. Dans notre langage le verbe "aimer" comporte des nuances qui vont du sublime au sordide. L'emploi de ce mot dans les chansons, la littérature et la vie de tous les jours est souvent piégé.

Nous trouvons des degrés différents dans l'amour :

Aimer être aimé : nous avons tous besoin d'être reconnus, aimés et appréciés. Mais cet amour est un peu intéressé. Il faut aller plus loin…

Un deuxième degré, c'est la situation de celui qui trouve du plaisir à aimer les autres : Quand on se dévoue pour une cause noble, on en éprouve une réelle satisfaction. Cela devient gratifiant. C'est sans doute bien à condition que ce ne soit pas une manière détournée de se donner de l’importance ou de dominer l'autre…

Un troisième degré : aimer l'autre pour lui-même, gratuitement et sans attendre en retour. C’est de cet amour-là que Dieu nous aime !

Il est vrai que ces trois degrés se mélangent dans notre façon d'aimer. Mais le véritable amour, qui est désintéressé, nous fait ressembler à Dieu qui nous a aimés le premier. « Il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés. » (1 Jn 4, 10)

Nous vivons actuellement le phénomène de la mondialisation. Cela veut dire que notre planète Terre devient une sorte de grand village où nous apprenons à circuler, à voyager partout, et à vivre ensemble entre personnes de nationalités différentes. Beaucoup d'entre nous ont sûrement un ou plusieurs membres de leur famille partis à l'étranger pour quelques mois ou plusieurs années ! Par ailleurs de nombreux migrants nous rejoignent fuyant leur pays en croyant trouver mieux dans les pays du Nord. Ce phénomène massif et irréversible s’annonce durable pour notre époque.

C'est dans ces situations concrètes que nous avons à vivre ce commandement de l'amour. Il est appelé à devenir universel, d’abord entre disciples du Christ : «Ce que je vous demande, c'est de vous aimer les uns les autres » et nous mesurons là, toute l’importance du travail œcuménique… Mais le grand projet de Dieu sur le monde, c'est que tous les humains finissent par former une immense famille où tous se voudront frères les uns des autres, quelles que soient leur culture ou leur religion… Dans un monde si déchiré, cela peut paraître utopique, mais si nous sommes amis du Christ, cette utopie nous animera avec force pour construire ici bas le Royaume inauguré par notre Seigneur…

Saint François de Sales à Mme de Chantal : « Il faut que partout la sainte liberté et franchise règne, et que nous n’ayons point d’autres lois et contraintes que celle de l’amour. »

Père Emmanuel DANGIN, PSFS

Le propos de SFS sur le sujet de la modestie commence de manière très structurée par un enseignement dans lequel, cependant, il se laisse interroger par les sœurs au fur et à mesure de son propos. Dans la deuxième partie de cet entretien, il devise spontanément avec les sœurs et l’on peut percevoir dans ses réponses les questions qui ont pu lui être posées. L’on peut imaginer la scène : SFS assis et les sœurs autour de lui en cercle…

Première partie de l’entretien :

SFS désigne 4 vertus qui portent le nom de modestie  

1/ La bienséance de notre maintien extérieur :

2 vices opposés : la légèreté / la contenance affectée !

Pas de relâchement ! Nous sommes toujours en présence d’autrui ou du Seigneur. Certitude d’être toujours en présence de Dieu, même lorsque nous sommes seuls dans notre chambre… SFS dit que c’est là une manière d’être intérieure, une prédication muette par le fait d’être modeste en son maintien, en sa tenue : à la portée de chacun selon son état de vie, le mondain comme le pauvre… Cette attitude édifie le prochain (l'exemple de St François d’Assises cité par Saint François de Sales : Ed° La Pléaide p.1044)

La vertu de modestie observe 3 choses :

Le temps : être en phase avec le moment vécu (rire et se relâcher à la récréation par ex.)

Le lieu : se tenir différemment à l’office et à table…

La personne : selon son état de vie, homme, femme, marié, religieux, etc.

SFS, illustre son propos par l’exemple de Saint Arsénius sur la correction fraternelle. S’humilier toujours en esprit de douceur et de tranquillité sans en être écrasé… (p.1046)

2/ La bienséance intérieure de notre entendement et de notre volonté :

2 vices opposés : la curiosité de l’entendement / la nonchalance d’esprit !

Tout comme le maintien extérieur touche les mouvements, les gestes et contenances du corps, évitant les 2 vices (légèreté/dissolution et contenance affectée) ; l’intérieure modestie maintien l’entendement et la volonté dans la tranquillité, évitant les 2 vices (curiosité malsaine et nonchalance d’esprit)

SFS se réfère ici, comme exemple, à Marthe et Marie recevant Jésus à Béthanie. (p.1048)

Une invitation à contrôler notre curiosité naturelle, à éviter de papillonner d’une chose à l’autre à mesure de ce qui se présente à notre esprit, à ne pas se croire autre que nous sommes en jouant un personnage… SFS cite l’exemple du religieux invité à vivre simplement  la Règle de St Augustin, et des deux religieuses dont l’une se prenait pour Ste Thérèse : vivre simplement selon son état de vie en évitant d’être dans l’imaginaire ou dans la frustration…

Ces deux modesties, extérieure et intérieure, s’entraident mutuellement : par ex. en oraison : la posture du corps aide à l’intériorité. Eviter la contenance affectée et l’hyper contrôle de soi… Tout est dans un ‘équilibre souple’ propre à SFS qui ne manque pas d’humour en citant un exemple sur sa jeunesse… (p.1050)

3/ La modestie en nos conversations et paroles :

2 vices opposés : la rusticité (qui empêche le débat) / la légèreté (qui noie de paroles) !

Il ya un temps pour tout, un temps pour rire, un temps pour pleurer (Sirac le Sage) SFS cite l’exemple de Saint Pacôme… (p.1051) Être en phase avec le temps, le lieu, les personnes en évitant les deux écueils que sont la rusticité et la légèreté…

4/ L’honnêteté et la bienséance des habits :

2 vices opposés : la saleté / la superfluité !

Ni saleté (ou paupérisme), ni préciosité dans la vêture ! Il convient là encore de tenir compte de notre état de vie et condition, de nos activités, des situations…

Conclusion : mettre nos sentiments dans le cœur de Jésus, se tenir proche de Dieu en toutes choses. La modestie nous donne d’être unis à Dieu en tous les aspects de notre vie.

Deuxième partie de l’entretien :

Il consiste en un dialogue à bâton rompu portant en autre sur la correction fraternelle et l’amour propre, ainsi que sur l’union à Dieu…

La correction fraternelle doit être reçue par un cœur humble, doux, paisible et non chagrin ou troublé… Il convient donc de contrôler nos sentiments, (p.1053-1056) et de ne pas écouter notre amour propre…

Recevoir la correction fraternelle : avec un esprit serein et tranquille sous le regard bienveillant de Dieu. Cela évite de succomber à l’orgueil, aux ressentiments, aux assauts de l’amour propre. Tout est occasion de grandir en sainteté, de nous « humilier d’une humilité douce et paisible et non pas d’une humilité chagrine et troublée »

Tout se joue dans la manière dont nous recevons les propos d’autrui, même s’ils nous semblent injustes. SFS va au cœur de ce qui se joue en nous, en notre psychologie… (ex ; de Saint Pacôme, du monastère en nous-mêmes dont l’amour propre est le supérieur)

Donner la correction fraternelle : avec grande discrétion, en prenant le temps, en trouvant le moment favorable, sans s’étonner des réactions de ressentiments en celui que l’on corrige. Avoir conscience que c’est dur d’être ‘corrigé’… (Nous pourrions faire ici le parallèle avec les conseils que SFS donne aux confesseurs… que nous retrouvons quasi intégralement dans les propos du Pape François dans la Bulle d’indiction de l’année sainte de la Miséricorde)

Porter notre esprit en Dieu en toutes choses consiste à vivre conscient de notre baptême qui nous a plongé dans la mort et la résurrection du Christ… Mourir et être sauvé ! Ainsi plus rien ne nous sépare, ne nous retire de Dieu que le péché. Les distractions et endormissements ne nous éloignent pas de Dieu, ni même les péchés véniels… Vivre confiant en l’amour de Dieu.

En oraison ne pas se juger soi-même (distractions, consolations…) mais mettre humblement en pratique notre union d’esprit avec Dieu, sans lassitude ni découragement, humblement.  (p.1057) Vivre notre union à Dieu en toutes choses tel que SFS l’enseigne dans l’IVD : « Il faut aller grandement simplement en cette sainte besogne » SFS ne délivre pas une méthode toute faite à suivre comme une recette, mais il ouvre à un art de vivre qui demande du travail sur soi, selon les événements vécus, selon notre condition et notre état de vie… En ce chemin de sainteté, il y a des avancées et des retours en arrière, à vivre humblement : « Aller en la voie de votre vocation en simplicité ». (p.1059)

L’obéissance pour l’amour de Dieu… En étant là encore conscient de ce qui se joue en nous. Car notre psychologie nous réserve bien des pièges : obéir par prétention de plaire à la Supérieure et être estimé d’elle par ex. Dans ce passage sur l’obéissance, une grande liberté est donnée aux Supérieures pour les dispenses : sur le jeûne, notamment… (p.1061-1062)

Pour bien affermir ses résolutions les mettre en pratique avec courage ! Accepter de voir croître des mauvaises herbes en notre jardin et avoir le courage de vouloir les arracher.

Assumer notre humanité, ne pas vouloir être des anges : être humble ! « Notre amour propre ne mourra point tandis que nous vivrons. » S’en suit quelques conseils pour user de l’eau bénite à bon escient… (p.1063) « Nos péchés véniels sont effacés non pas en vertu de la bénédiction de l’évêque et l’eau bénite, mais en vertu de l’acte d’humilité que l’on fait en la recevant… » Pas de rapport magique aux sacramentaux…

Mettre la charité au sommet de tout, la simplicité au service de la charité, le bon sens du devoir et de l’exercice de la charité.

" Remarquons pour conclusion, que tout ce que nous avons dit des discours de la modestie, sont des choses bien délicates pour la perfection ; et partant, que nulle de nous autres qui les avons entendues, n’ait s’il vous plaît à s’étonner si elle se trouve n’être pas encore parvenue à cette perfection, puisque, par la grâce de Dieu, nous avons tous le courage bon pour y vouloir prétendre. Ainsi soit-il." (conclusion de Saint François de Sales, 6ème entretien)

Témoignage d’Emmanuel DANGIN pour son adhésion

C’est en 1979 pour mon premier séjour à La Réunion, auprès de ma tante Sœur Chantal (Anne Marie DANGIN), et de Sœur Jeannine PESNEL, SMMI, que j’ai découvert le charisme joyeux de Saint François de Sales. Puis lors de mes études d’infirmier à Saint Denis de La réunion en 1882-83, j’ai à nouveau été en relation avec cette vie salésienne, grâce aux SMMI. Sœur Marie Claude GERBANDIER était alors Novice à Bagatelle…

 

 

Sur l'enfance spirituelle


"Si nous n'avons la simplicité, douceur et humilité d'un petit enfant, et si nous ne nous reposons par une entière résignation et parfaite confiance entre les bras de Notre-Seigneur, comme l'enfant entre les bras de sa mère, nous n'entrerons pas en son Royaume."


"Dieu prend plaisir à vous voir faire vos petits pas, et comme un bon Père qui tient son enfant par la main, il accommodera ses pas aux vôtres et se contentera de n'aller pas plus vite que vous ! De quoi vous souciez-vous ? d'aller ou d'un côté ou de l'autre? d'aller "vitement" ou bellement ? pourvu qu'il soit avec vous, et vous avec lui !"


"Allons terre à terre, puisque la haute mer nous fait tourner la tête et nous donne des convulsions ! (...) Pratiquons certaines petites vertus propres pour notre petitesse. A petit "mercier", petit panier ! Ce sont les vertus qui s'exercent plus en descendant qu'en montant, et partant, elles sont "sortables" à nos jambes : la patience, le support des prochains, le service, l'humilité, la douceur du courage, l'affabilité, la tolérance de notre imperfection, et ainsi ces petites vertus! Je ne dis pas qu'il ne faille monter par l'oraison, mais pas à pas."


"Les grandes œuvres ne sont pas toujours en notre chemin, mais nous pouvons à toutes heures en faire de petites excellemment, c'est-à-dire avec un grand amour."

Sur l'Eucharistie :


"Notre-Seigneur est comme le soleil qui va partout."
"Ne vous éloignez pas de votre Soleil, si vous voulez être éclairé :
C'est une fournaise d'amour où nos tiédeurs seront consumées ;
C'est un baume précieux qui guérira vos blessures ;
C'est enfin un trésor de toutes les grâces qui vous enrichira."


"La mémoire vivante de la Passion de Jésus-Christ est l'Eucharistie."


"Le dernier miracle que Notre Seigneur opéra avant sa mort fut l'institution de l'Eucharistie, où il est vraiment et efficacement présent. Nous croyons cette vérité et ce Mystère, qui est le plus grand et le plus obscur de tous avec celui de l'Incarnation ; toutefois, parce que la foi nous l'enseigne, nous croyons que Jésus Christ est en ce très saint Sacrement en corps et en âme. L'Apôtre dit que le chrétien est nourri de la chair vivante et du sang du Dieu vivant."


"Le soleil des exercices spirituels est le très saint, sacré et très souverain sacrifice et sacrement de la messe, centre de la religion chrétienne, coeur de la dévotion, âme de la piété, mystère ineffable qui comprend l'abîme de la charité divine, et par lequel Dieu s'appliquant réellement à nous, nous communique magnifiquement ses grâces et faveurs."

 

 

La Société Saint-François de Sales a été fondée en 1872 par le Chanoine Henri Chaumont et Carre de Malberg. L'Institut des Salésiennes Missionnaires de Marie Immaculée (SMMI) est la branche missionnaire de cette Société, fondée en 1889 par Mère Marie-Gertrude à l'occasion du premier départ de missionnaires pour l'Inde.

L'Institut compte 7 Provinces, 5 Régions, 139 Communautés et plus d'un millier de religieuses, dont une majorité d'Indiennes.

Sa mission est de témoigner de l'Évangile dans une vie simple et au travers d'un travail humanitaire, pour assurer une présence dans le monde non chrétien, base d'une pré-évangélisation : - alphabétisation - action médico-sociale - promotion de la femme et de la famille – enseignement – etc.

Par les moyens d'insertion dans une pastorale d'ensemble, assurer une présence dans le monde déchristianisé par le catéchuménat, camps-mission, construction et animation de communautés chrétiennes, formation des laïcs à divers ministères, animation de mouvements, catéchèse, etc.

L'Institut est présent à La Réunion depuis 1976. Les SMMI sont consacrées et envoyées par l'Église dans la mission universelle, vivre l'Évangile en fraternité pour :

Annoncer Jésus-Christ à ceux qui ne le connaissent pas, parmi les pauvres et les démunis, avec une attention spéciale à la condition de la femme.

Révéler dans un monde assoiffé d'amour, de justice et de paix, que le Dieu de Jésus-Christ est là, au milieu des peuples, et qu'il les aime.

 

FRANCOIS DE SALES    

Saint François de Sales est né à Thorens, près d’Annecy, en 1567. Il est ordonné prêtre en 1593 à Annecy. Il est ordonné évêque en 1602 à l’âge de 35 ans. François de sales fut essentiellement un pasteur et un docteur de l’amour de Dieu. Missionnaire, puis évêque de Genève résidant à Annecy, fondateur de l’ordre de Visitation avec Jeanne Françoise de Chantal. Il se fit tout à tous par la parole et par l’écrit, traitant de théologie avec les Protestants, mettant la vie spirituelle à la portée des laïcs, attentif aux petits comme aux grands. Il a écrit « l’introduction à la vie dévote » certifiant que tous peuvent accéder à la sainteté.

Sa devise est : « Tout par amour, rien par force ».

Il est le saint patron des journalistes, des écrivains et de sourds-muets. L’esprit salésien vit à la Réunion par les Salésiennes Missionnaires de Marie Immaculée.

TOUT PAR AMOUR, RIEN PAR FORCE

                                                

SAINT PAUL      

Je suis juif, né à Tarse, en Cilicie. J’avais jugé bon de combattre par tous les moyens le Nom de Jésus le Nazaréen. Sur mon chemin, et alors que je m’approchais de Damas, pour persécuter les Chrétiens,une lumière éclatante venant du ciel a soudainement resplendi autour de moi. Je tombe à terre, et j’entends une voix me dire : « Saul, Saul,

pourquoi me persécutes-tu ? » Je réponds « qui es-tu Seigneur ? » Lui, me dit : « moi je suis Jésus le Nazaréen celui que toi tu persécutes ». Ma conversion fut totale, je suis devenu apôtre fidèle de Jésus Ressuscité. Je remercie celui qui m’a rendu fort, le Christ Jésus Notre Seigneur, qui m’a rendu fidèle et m’a mis à son service.

             SANS L’AMOUR, JE NE SUIS RIEN

François de Sales est une personnalité attachante. Sa spiritualité de l'Incarnation lui donne d'être profondément humain. Plus qu'une sagesse toute humaine, c'est un art évangélique de vivre le quotidien qu'il nous propose. Parmi tous ses conseils, celui qu'il adressait à une jeune épouse convient bien à chacun : « Vous ne devez pas seulement être dévote et aimer la dévotion, mais vous devez la rendre aimable à tout un chacun. Or, vous la rendrez aimable aux autres si vous la rendez utile et agréable ».

Si François de Sales demande de « commencer par l'intérieur », c'est bien pour témoigner dans toutes les circonstances de la vie que « notre Dieu est le Dieu du cœur humain » et que la joie de l'homme c'est de tendre à «la perfection de la charité».

La vie spirituelle du chrétien, c'est sa vie ordinaire, vécue dans l'Esprit du Christ. François insiste sur le devoir d'état. Il faut « travailler au champ où nous sommes » et non « envoyer nos bœufs avec la charrue ailleurs, au champ du voisin, où néanmoins nous ne pouvons pas moissonner cette année » (EA XIII 207). Il s'agit d'aimer notre vocation, de vivre pleinement « là où le Seigneur nous a plantés » : « De quoi sert-il de bâtir des châteaux en Espagne puisqu'il nous faut habiter en France ? C'est ma vieille leçon... » (EA XIII, 289).

Et François de Sales de recommander la vertu de patience. Elle est, dit-il, « celle qui nous assure le plus de la perfection, et s'il faut l'avoir avec les autres, il faut aussi l'avoir avec soi-même... » (EA II, 202) Inutile de rêver d'exploits : « Les grandes œuvres ne sont pas toujours en notre chemin, mais nous pouvons à toutes heures en faire de petites excellemment, c'est-à-dire avec un grand amour. »

Le trait majeur de l'enseignement de François de Sales est à n'en pas douter sa conviction que « où que nous soyons, nous pouvons accéder à la vie parfaite » (Introduction à la Vie Dévote, 1,3). C'est ainsi que Paul VI écrivait : « Il fut un maître de spiritualité qui enseigna la perfection chrétienne pour tous les états de vie. Il fut sous ces aspects un précurseur de Vatican II » (29 janvier 1967). Ne faut-il pas, pour « tendre à la perfection » que tout dans notre vie soit « ordonné par l'amour et pour l'amour » (Traité de l'Amour de Dieu, 1,6) ? Même s'il est nécessaire d' « accommoder la pratique de la dévotion aux forces, aux affaires et aux devoirs de chaque particulier ».

"L’Apprenez de Moi que Je suis doux et humble de cœur" est  le cachet et la gloire de François de Sales              

1- SAINT FRANÇOIS de SALES, Evêque et Docteur de l'Église (1567-1622)             

Jeune enfant, au collège, il était le modèle de ses condisciples, et dès qu'ils le voyaient arriver, ils disaient: "Soyons sages, voilà le saint!".
Pour sainte Jeanne de Chantal, « il n'y avait pas de meilleur moyen de gagner sa faveur que de lui faire du mal, et que c'était la seule vengeance qu'il sût exercer…Il avait un cœur tout à fait innocent ». 
Jamais il ne fit aucun acte par malice ou amertume de cœur. Jamais on n'a vu un cœur si doux, si humble, si gracieux et si affable qu'était le sien.
" St François lui-même a ses paroles : "Soyez le plus doux que vous pourrez… S'il faut donner en quelque excès, que ce soit du côté de la douceur." -- "Je le veux tant aimer, ce cher prochain, je le veux tant aimer ! Il a plu à Dieu de faire ainsi mon cœur ! Oh ! Quand est-ce que nous serons tout détrempés en douceur et en charité !" ?             

Prêtre, il se montra digne émule des plus grands apôtres, par ses travaux et par les innombrables conversions qu'il opéra parmi les protestants. Évêque, il fut le rempart de la foi, le père de son peuple, le docteur de la piété chrétienne, un Pontife incomparable. Pour Saint François de Sales, « L'humilité rend notre cœur doux ". De l'humilité découle toute vertu comme de l'orgueil découle tout péché. " Notre-Seigneur est si amoureux de l'humilité qu'il met au hasard que nous perdions toutes les autres vertus pour conserver celle-ci " Et que la douceur aille de pair avec l'humilité.  Comment en douter ?   

2- Humilité et douceur             

L'humilité est une caractéristique de Jésus (« Je suis doux et humble de cœur », Mt 11,29). « Doux », c’est la patience, requise par l'humilité des « pauvres en esprit ». C’est la seconde béatitude. Le « doux » est un homme/femme tranquille, pacifique ; tout le contraire de l'emporté, du violent.  Il/elle est lent à la colère, supporte la contradiction. Elle/il est dépourvu d'agressivité. Il/Elle fuit les querelles. Ainsi Jésus est « doux »: « doux et humble de coeur »(Mt 11,29) ; le Messie vient à Jérusalem dans la douceur (« Dites à la fille de Sion : (« Voici que ton roi vient à toi, humble et monté sur une ânesse .. »21,5). Le Christ est un « doux » (« Moi, Paul, en personne, je vous le demande par la douceur et la bonté du Christ, moi si humble.. » 2 Co 10,1) ; de même, et à son exemple, les Apôtres (« Que vienne à vous avec des verges ou avec amour et dans un esprit de douceur » l Co 4,21) et les chrétiens (« Frères, s’il arrive à quelqu’un d’être pris en faute, c’est à vous, les spirituels, de le redresser dans un esprit de douceur… » Ga 6,I). La « douceur » est un « fruit de l'Esprit » (Ga 5,23).   Ces Galates 5, 23 sont mentionnées le huitième élément du fruit de l’Esprit, la douceur. Celle-ci consiste à nous montrer doux dans notre attitude extérieure et à être également animés d’un esprit paisible. La douceur intérieure est synonyme d’humilité. Elle est la composante la plus fragile du fruit de l’Esprit. Le péché le plus dur à vaincre pour l’homme est l’orgueil, tout le contraire de la douceur et l’humilité. Nous ne reconnaissons généralement pas la présence de notre orgueil, mais il est bien là. Il est encore présent !  Peut-être pensons-nous être humbles ; mais il suffit parfois que quelqu’un nous insulte et nous offense pour que nous montions sur nos grands chevaux ! Pourquoi ? Parce que notre orgueil a été piqué au vif. Chaque fois que nous intervenons pour défendre notre honneur, nous le faisons par orgueil. Un homme humble, animé d’un esprit de douceur, ne se préoccupe pas de son honneur. Il se soucie uniquement de l’honneur de Christ. 

Certains peut-être seraient tentés par le découragement, tentés de se dire 'trop dur pour moi' ! Saint François de Sales vient alors nous soutenir pour que nous puissions " tenir ferme ". Ainsi écrit-il à une carmélite : " Je vous dis que vous serez fidèle si vous êtes humble. Mais serai-je humble ? Oui, si vous le voulez. Mais je le veux. Vous l'êtes donc. Mais je sens bien que je ne le suis pas.          

Mais il ne faut s’imaginer que Saint François de Sales avait un tempérament toujours régulier. C’était un montagnard, et le fonds de son tempérament était volontaire, presque volcanique. Toute sa vie fut un combat pour l’apaisement de sa nature impulsive. Il avait un caractère de montagnard bien trempé et il est devenu le champion de la douceur ! Son enseignement nous rappelle que force et douceur ne sont pas incompatibles. Être doux n’est pas être mièvre = manque de rigueur.  

Conclusion              

Selon lui, il faut bien toujours tenir ferme en nos deux chères vertus, la douceur envers le prochain et la très aimable humilité envers Dieu. Cette humilité, " grand secret pour entretenir une bonne dévotion ", est la clef de notre fidélité à Dieu.  Nommer ce saint, c'est personnifier la vertu de douceur; il fut le saint aimable par excellence et le parfait imitateur de Celui qui a dit: "Apprenez de Moi que Je suis doux et humble de cœur." Ce sera là toujours le cachet et la gloire de François de Sales. Toutes les vertus lui étaient chères, et sa vie, depuis son enfance, nous en montre le développement progressif, constant et complet.   

                                                                                                                                                                              Père Emmanuel DANGIN

Ce qui touche en premier dans la personnalité de François de Sales, c'est sa bonté : son exigence n'a d'égales que sa bienveillance et son attention aux personnes. Quel est donc son secret ? Il faut se souvenir de la crise spirituelle qu'il a traversée. Il a 19 ans lorsqu'il est saisi par une forte crise d'angoisse et de désespoir, jusqu'à en perdre la faim et le sommeil. Dans le contexte de la Réforme, la question de la prédestination agite alors la réflexion théologique. François est persuadé d'être exclu pour toujours de l'amitié de Dieu, d'être damné. Il est libéré de cette angoisse lorsque, devant la statue de la Vierge, en l'église Notre-Dame des Grès à Paris, il prononce cet acte de parfait abandon : « Quoiqu'il arrive... je vous aimerai Seigneur, au moins en cette vie s'il ne m'est pas permis de vous aimer dans la vie éternelle... et j'espérerai toujours en votre miséricorde. » Il fait le choix du « pur amour ». La liberté de François de Sales est le fruit de cette libération intérieure. Lui qui a fait l'expérience de la miséricorde, il peut être témoin de la miséricorde. Cette expérience fondatrice façonnait déjà celui que l'on nommera « le Docteur de l'Amour divin et de la douceur évangélique » et marquera toute sa vie et son œuvre.

Savoyard, évêque, homme de lettres et saint, François de Sales (1567 - 1622) a été ordonné prêtre en 1593 et consacré évêque en 1602. Dans une époque marquée par la Réforme, il a sillonné son diocèse pour présenter la foi catholique.
Avec Sainte Jeanne de Chantal, il a fondé l'ordre de La Visitation Sainte-Marie en 1610.


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