Sœur Nathalie, quarante trois ans, originaire du Nord-Ouest de la Réunion.

Je suis religieuse dans la Communauté du Chemin Neuf avec laquelle je chemine depuis l’âge de vingt ans : un vrai chemin de liberté intérieure pour la joie véritable ! Chemin de pacification par rapport à mon enfance marquée par le divorce de mes parents ! Chemin d’abandon joyeux dans les mains du Père Céleste !

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FUNERAILLES DE SOEUR CLAIREMONE BABILLON

3 NOVEMBRE 2018

Soeur Clairemone Babilon

 

Le dimanche 21 octobre dans la soirée, Sr Léa m’appelle et me dit : Tu penses très fort à Clairemone parce qu’elle passe ces derniers moments…dès lors j’ai prié pour qu’elle puise sa force en Dieu dans ce combat…Quelques jours plus tard le mercredi 24, lorsque j’ai vu sur mon écran de téléphone Sr Léa…j’ai compris et dit…  « Ça y est, elle a fait son passage » après avoir raccroché le téléphone je suis restée dans un silence étrange, mesurant en même temps la grandeur de notre vie pour notre Créateur et j’ai confié son âme à Dieu…peu après je fus profondément émue et bouleversée. Pourquoi ? Je ne saurai vous dire ! Oui perdre quelqu’un de cher est bouleversant chers frères et sœurs. J’ose avouer que ma foi a été éprouvée…je m’étais même dit : Et pour moi ! Ce sera quand ? Je ne sais ni le jour ni l’heure mais elle viendra…la séparation physique est douloureuse à porter mais Clairemone est emportée dans l’Amour éternel de Dieu ! Mais alors…

 « Qui pourra nous séparer de l’Amour du Christ ? » Les rires, les larmes ? La vie, la mort ? Mais Saint Paul nous dit :

« J’ai la certitude « ni la vie, ni la mort, ni le présent, ni l’avenir, ni les abîmes, ni aucune créature, rien ne pourra nous séparer de l’Amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur. ».

Ces jours-ci l’Eglise nous a rappelé que tous nous sommes appelés un jour à participer à la grande fête du Royaume des cieux. Cet appel a raisonné plus fort que tout pour Clairemone en sa 66ème année. Elle a fermé ses yeux pour contempler face à face son Seigneur, Celui qu’elle a aimé et servi pendant ses 27 ans de vie religieuse. Elle a témoigné du Christ. Si devant cet Autel, nous sommes dans la peine et la tristesse aujourd’hui, ce qui est normal, soyons aussi dans la Paix, la Confiance, la Joie même. Le Christ Ressuscité l’accueille, le Christ la prend sur son cœur Miséricordieux.

L’amitié qui nous lie est récente, nous nous sommes davantage connue dans la mission de l’URR (L’Union des Religieuses à la Réunion) particulièrement en 2015 en cette année de la Vie Consacrée promulguée par notre Pape François ou nous avons élaboré ensemble le petit livret « Saisi, nou la dit OUI » C’est à ce moment là que j’ai eu le plaisir de la côtoyer et j’ai beaucoup apprécié la pertinence des ses réflexions concernant notre vie religieuse. Du coup, cette occasion nous a permis de partager souvent nos expériences communautaires, nos convictions dans notre mission, nos aspirations, nos ambitions, notre Espérance, nos joies, nos réussites, mais également nos échecs, nos déceptions, nos difficultés, nos incompréhensions…et nous nous encouragions mutuellement dans cette aventure avec le Seigneur qui nous a choisies pour servir en sa présence dans des congrégations différentes mais ayant le même but : AIMER et SERVIR.

Nos échanges étaient riches de sens, nous avions la même vision, nous étions souvent sur la même longueur d’onde d’une vie donnée au Christ pour les autres, soutenue par des relations communautaires enracinée et nourrie par la prière. Nous avions beaucoup de complicité, par un simple regard ou une mimique on se comprenait…

Nous avions eu aussi la joie d’accompagner les jeunes professes dans les rencontres Inter Juniorat. Clairemone en sa qualité de Maîtresse de novice qu’elle a exercé, s’intéressait beaucoup de la formation des jeunes sœurs, le dernier petit mot que j’ai reçu d’elle alors qu’elle avait quitté notre Ile, elle m’a redit sa préoccupation en insistant sur la reprise de ses rencontres et surtout sur le choix des thèmes que nous devions approfondir avec les professes en vue d’une plus grande maturité visant toujours l’épanouissement des professes dans leur engagement.

Cette mission se poursuit…

Clairemone a accompli la sienne. Elle n’a pas choisit le jour de son départ.

Témoignage d’Emmanuel DANGIN pour son adhésion

C’est en 1979 pour mon premier séjour à La Réunion, auprès de ma tante Sœur Chantal (Anne Marie DANGIN), et de Sœur Jeannine PESNEL, SMMI, que j’ai découvert le charisme joyeux de Saint François de Sales. Puis lors de mes études d’infirmier à Saint Denis de La réunion en 1882-83, j’ai à nouveau été en relation avec cette vie salésienne, grâce aux SMMI. Sœur Marie Claude GERBANDIER était alors Novice à Bagatelle…

 

                            
         Avec joie et humilité, Je vous partage l'histoire de ma vocation

Qui suis-je?

 

Je m'appelle Père RAKOTOMAHAFALY Jean Donné, âgé de 38 ans, originaire de Madagascar, fils d'un couple paysan. Ma famille se trouve à peu près 23 Km de la ville d'Antsirabe. J'ai quatre sœurs et quatre frères. La plupart d'entre eux sont cultivateurs. Je suis le troisième enfant : musicien, désobéissant, un peu bavard, têtu et timide (quand j'étais avec ma famille).

Je suis un prêtre missionnaire de Notre Dame de la Salette. J’ai deux ans de sacerdoce J'ai été envoyé à la Réunion en 2013, après mon ordination. Actuellement je travaille à la Paroisse de Saint Jean Marie Vianney au Plate Saint Leu.

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 " Ma vie religieuse m’aide à m’ouvrir pleinement aux autres "

 Bonjour à tous !

Je vais vous partager l’histoire de ma vocation à la suite du Christ avec Saint François de Sales. Je suis native de Sainte Suzanne, du village de Bagatelle. J’ai été élevée dans une famille pratiquante. Lorsque j’étais en recherche de ma vocation, j’ai eu la joie de rencontrer sur ma route les sœurs Salésiennes Missionnaires de Marie Immaculée.

 J’ai trois frères et trois sœurs, une sœur religieuse dans la congrégation des Sœurs de Marie Immaculée. A l’adolescence, je me posais beaucoup de questions sur le sens de la vie et sur mon devenir personnel, professionnel et par rapport à la foi. J’étais attirée par le vrai, le beau, le pur mais en même temps j’étais révoltée et très en colère contre la violence et l’injustice dans le monde.

J’ai commencé à fréquenter les Sœurs Salésiennes vers l'âge de14-15ans, j’ai appris à les connaître, et au fur et à mesure je me suis sentie interpelée par leur façon de vivre et jai cherché à savoir ce qui faisait leur joie. On s’est parlé avec simplicité et ouverture d’esprit, elles m’ont partagé leurs expériences de vie missionnaire. Je les ai écoutées avec grand intérêt et curiosité.

Et à partir de là, j’ai fait la connaissance de Saint François de Sales et j’en suis devenue amoureuse.

« Sois ce que tu es et sois-le bien »
« Fleuris où tu es semé ».
« Soyez patient avec tout le monde,
mais surtout avec vous-mêmes ».

Ces phrases faisaient écho en moi et m'interpellaient.

Au début de mon cheminement dans la foi, tout en moi était chamboulé, ravagé, je vivais des moments d’angoisse terribles. Les pleurs étaient fréquents et le manque de confiance en moi ne m’aidait pas… Je me suis investie dans des groupes de jeunes (chorale, scoutisme, jeunes en recherche de vocation…) afin de me trouver, de me construire et de trouver quelle orientation donner à ma vie. Je participais régulièrement aux rencontres qui étaient organisées.Je me cherchais !!!!

J’aimais prier, aller à la messe et en même temps, j’aimais danser et faire la fête. Oui, comme tout jeune de mon âge, j’avais du mal à quitter ce monde de plaisir. J’avais du mal à croire que le Seigneur m’appelait à sa suite. Pourquoi moi ? Je priais beaucoup et j’interrogeais sans cesse le Seigneur… j’avais du mal à donner une réponse à cet appel qui surgissait au fond de moi ; Je luttais contre le mal qui cherchais à me détruire et à m'éloigner de Dieu. Cela n’a pas été facile ! …. les doutes subsistaient malgré le grand amour que le Seigneur me prodiguait…. et ce fut lors d’une nuit de prière qu’Il est venu me rejoindre. Il m’a touchée et a parlé à mon cœur. La tempête que j’étais en train de traverser dans les larmes et les douleurs fut apaisée aussitôt que mon oui fut prononcé, dans le silence de cette nuit, dans un cœur à cœur avec le Seigneur. J’ai trouvé ce qui au fond de moi, m’invitait et m’inciter à vivre. Ma quête de don a été ma force intérieure. Dans le groupe, je sentais que chacun était vraiment libre de choisir son chemin. Est donc née ma décision de rejoindre la famille spirituelle salésienne dans la Congrégation des Salésiennes Missionnaires de Marie Immaculée. Je me suis trouvée !!!

Après le BAC, j’ai travaillé comme secrétaire, mais ma joie demeurait insatisfaite aussi je quittais tout et je m'engageais chez les Sœurs Salésiennes Missionnaires de Marie Immaculée. Après mon postulat et mon noviciat qui ont duré trois ans, un BTS en Economie Sociale et Familiale en poche, je m’envolais pour Madagascar où je travaillais comme professeur de français et j'étais responsable de la promotion féminine. De retour à la Réunion, en 1996, je suis embauchée à AMARE pour accompagner des mères adolescentes, dans la prise en charge de leur bébé, l'estime et la valorisation d'elles-mêmes. J'ai également fait un parcours de conseillère conjugale et familiale pour accompagner des femmes victimes de violences conjugales  et les aide à retrouver leur dignité et le respect de leur personne. Les relations humaines sont si importantes pour moi que je persévère vers une licence en Ressources Humaines. J’ai toujours voulu être utile aux autres et les difficultés ne me font pas peur. Je ne regrette pas mon choix de vie, je m’efforce à bien faire ce qui m’est confié.

Pourquoi chez les Salésiennes ?

Ce qui touche en premier dans la personnalité de François de Sales, c'est sa bonté, son exigence, sa bienveillance et son attention aux personnes. Il a 19 ans lorsqu'il est saisi par une forte crise d'angoisse et de désespoir, jusqu'à en perdre la faim et le sommeil (cela me fait inévitablement penser à moi). La liberté de François de Sales est le fruit de cette libération intérieure. Cette expérience fondatrice façonnait déjà celui que l'on nommera « le Docteur de l'Amour divin et de la douceur évangélique » et marquera toute sa vie et son œuvre. Il fait le choix du « pur amour ». J’ai expérimenté cette liberté intérieure qui m’a donné envie de choisir moi aussi le pur amour et de risquer ma vie à la suite du Christ.

Le trait majeur de l'enseignement de François de Sales est à n'en pas douter sa conviction que  « Tous sont appelés à la sainteté, à la perfection de la charité ». Avant de trouver la famille spirituelle salésienne je portais en moi un désir de sainteté, un désir de bien-être, de bien vivre et de bien faire. En effet, François de sales disait : « où que nous soyons, nous pouvons et devons accéder à la vie parfaite » (Introduction à la Vie Dévote, 1,3). C'est ainsi que Paul VI écrivait : « Il fut un maître de spiritualité qui enseigna la perfection chrétienne pour tous les états de vie. Il fut sous ces aspects un précurseur de Vatican II » (29 janvier 1967). Ne faut-il pas, pour « tendre à la perfection » que tout dans notre vie soit « ordonné par l'amour et pour l'amour » (Traité de l'Amour de Dieu, 1,6) ? François de sales, de caractère colérique qu’il était est devenu
« le Docteur de l'Amour divin et de la douceur évangélique ».

J’ai vécu une relation positive avec François de Sales dès le premier jour. Ses citations me parlaient et me rejoignaient en profondeur :

« Le monde est né de l'amour, il est soutenu par l'amour, il va vers l'amour et il entre dans l'amour ».
« Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit ».

« L'amour-propre ne meurt jamais qu'avec notre corps ». Il y va même plus fort en disant que : « notre orgueil mourra un quart d’heure après notre mort ».
« Un saint triste est un triste saint ».

Je crois que vous avez compris combien j’apprécie la famille salésienne. Oui, J’aime beaucoup François de Sales ! J’aime son caractère humain, sa liberté et sa fidélité. Ses textes sont d’actualité, bien qu’écrits depuis quatre siècles. Ses mots encourageants sont importants pour moi comme : « on peut recommencer chaque jour ; lorsque nous sommes tombés il nous faut nous relever, ne pas perde courage ». Aussi son exhortation de : ne pas exagérer en rien, sauf en l’amour de Dieu, me plait beaucoup. En résumé : c’est un saint avec qui je prends plaisir à cheminer et par qui je me laisse facilement guider.

J’ai eu l’occasion de faire une retraite salésienne il y a deux ans en France. C’était une retraite accompagnée et ce fut pour moi une expérience personnelle forte et riche, d’ancrages spirituels. Saint François de sales m’a apporté beaucoup de paix et de joie intérieure et une certitude d’être aimée de Dieu. J’ai vécu une retraite riche de grâces et de bénédictions mêlée d’intensité, d’intimité et de proximité de Dieu.

« Qui a Jésus dans son cœur, ne tardera pas à l'avoir en toutes ses actions extérieures.... »
« Qui de l'homme gagne le cœur, gagne l'homme tout entier »
(IVD 3, 23).

La priorité pour François de Sales, c'est de laisser vivre le Christ dans notre cœur pour qu'Il irrigue toute notre vie. D'où son insistance sur la pratique quotidienne de l'oraison comme un cœur à cœur avec Dieu.

« La dévotion ne gâte rien quand elle est vraie, mais elle perfectionne tout... Chacun devient plus agréable en sa vocation » (IVD 3,1).

La devise de Saint François de Sales : « Tout par amour, Rien par force » est ce qui m’aide à vivre. Avec François de Sales, je peux trouver un équilibre dans ma vie : « ni trop, ni trop peu » dit-il, il nous faut trouver le juste milieu.

Un « art de vivre » contagieux

François de Sales est une personnalité attirante et attachante. Sa spiritualité de l'Incarnation lui donne d'être profondément humain. Plus qu'une sagesse toute humaine, c'est un art évangélique de vivre le quotidien qu'il nous propose. Si François de Sales demande de « commencer par l'intérieur », c'est bien pour témoigner dans toutes les circonstances de la vie que
« notre Dieu est le Dieu du cœur humain » et que la joie de l'homme c'est de tendre à « la perfection de la charité ».

Discerner ce que Dieu désire et habiter le moment présent

La Volonté de Dieu dans ma vie n’est pas d’abandonner mes responsabilités, pour aller courir l’aventure de la sainteté. La sainteté pour moi est dans la fidélité de ma vie, telle qu’elle est, avec ses contraintes et ses obligations. Ce n’est pas tous les jours facile mais mon oui, je l’ai dit, et je veux y rester fidèle. Aujourd’hui, après 28 ans de vie religieuse, je suis toujours amoureuse de Saint François de Sales et je veux toujours risquer ma vie à la suite du Christ. Je veux apporter ma contribution pour que la famille salésienne continue d’exister demain, pour que ce chemin d’approfondissement de la foi en marche vers la sainteté soit offert à d’autres plus particulièrement à d’autres femmes ; les femmes étant le cœur de la famille et au coeur de notre charisme salésien. 

Ma raison d'être et de vivre : le bonheur ne réside pas dans la richesse mais dans le service.

Ma devise : aller jusqu’au bout de l’amour, être fidèle toujours.

Ma conviction : ma foi, c’est Dieu à connaître et ma mission, c’est Dieu à faire connaître.

Aujourd’hui mes parents sont décédés mais l’héritage de la foi qu’ils m’ont laissé m’aide à persévérer coûte que coûte dans mes engagements et à dire haut et fort que Dieu existe, je l’ai rencontré.

Franoisdesales

Sœur M.Claude GERBANDIER
2015, Ile de la Réunion

Aimer jusqu'à l'impossible
Aimer
Se dire que c'est possible
D'aimer
D'un amour invincible
Aimer jusqu'à l'impossible
C'est possible

...

Aimer jusqu'à l'imprévisible
Aimer jusqu'à l'impossible
C'est possible

Dieu a besoin de tout le monde pour continuer la mission qu'il a laissée

Moi, Sœur M.Lucie, je suis malgache, je suis la 3ème et 2 ème fille de la famille de 9 enfants, dont 7 filles et 2 garçons. Je suis rentrée à l'école des Sœurs à l'âge de 4 ans jusqu'à12 ans. Ma famille a beaucoup de relations avec les sœurs; ma famille est très chrétienne et participe à la vie de l'Eglise. Mes parents m'ont appris toutes les prières fondamentales de l'Eglise et ils nous ont emmenés à la messe tous les dimanches.

 

A l'âge de 8 ans, après ma première communion, je me posais la question de savoir si les sœurs étaient des êtres humains comme moi ? Pour moi, elles sont des anges qui sont descendus du ciel. Et là, mes parents m'ont expliqué qu'elles ont des parents, des famille, des amis comme tout le monde. Et voilà, je me suis dit, donc, je peux être comme elles. Mon père m'a dit:" bien sûr que tu peux être comme elles si tu veux. Mais, pas tout de suite, il faut que tu continues tes études, et approfondisses ta foi ."

J'ai continué mes études au collège, et en classe de 3ème, je suis rentrée dans les groupes appelés: "Eveil des vocations" à l'âge de 14 ans. J'ai suivi ces rencontres une fois par mois pendant 3 ans avec des filles et des garçons de 12 à 20 ans. Je me sentais à l'aise et j'aimais être avec les autres. Je me sentais joyeuse dans ce groupe de jeunes.

A l'âge de 17 ans, j'ai demandé à un prêtre spiritain qui était curé dans mon village : qu'est-ce qu'il faut faire pour devenir une religieuse ? Il m'avait dit : « d'abord, il faut choisir la congrégation, et puis tu regardes bien si leur charisme cela te convient, et après, tu cherches où elles habitent ? » Puis, il m'a donné un livre regroupant les adresses, les charismes et l'histoire des fondations de toutes les congrégations qui existent à Madagascar. Après avoir lu ce livre, j'ai choisi la congrégation des Filles de Marie qui est la 2ème congrégation arrivée sur la Grande Ile. Et là, j'ai commencé à contacter les Sœurs et de passer chez elles souvent, surtout lorsqu’il y avait des fêtes et des événements festifs dans cette congrégation.

Pourquoi, j'ai choisi cette Congrégation ? Parce que j'aime son charisme. Je voudrais annoncer l’excessive charité du Christ qui est de vivre la réconciliation et le pardon, d’aimer les pauvres, les plus démunis et surtout tout ce que le monde rejette. Comme notre fondatrice Mère Marie Madeleine de la Croix a dit : "Ma part, c'est tout ce que le monde rejette". Et sa devise : "Jésus tout Seul".

Dans mon cheminement, le Psaume 118, 105 : " Ta parole Seigneur est la lumière de mes pas, la lampe de route » est ce que j'ai choisi pour être mieux avec le Christ. Je m'appuie sur la parole de Dieu, cette parole qui m'éclaire là où je suis, là où je serai. Et je ne l’ai pas lâchée jusqu'à maintenant. Je me nourris de cette parole tous les jours.

Et dans ma vie religieuse, la parole de St François de Sales qui m’a beaucoup touchée : il disait : " Tout par amour, rien par force". Aujourd'hui, je me suis dit, si je comptais sur ma force, je ne serai pas arrivée là où je suis maintenant. J'ai 7 ans de vie religieuse maintenant; c'est par l’amour de Dieu que j'ai servi l'Eglise, non pas par ma force. Et c’est par cet amour que je peux aimer les peuples vers lesquels le Seigneur m'envoie. Comme disait notre Pape François: "Là où il y a les consacrés, il y la joie". Je suis très heureuse dans cette congrégation, et çà se voit et reflète sur mon visage. Je suis ravie d'être religieuse en partageant les joies et les souffrances avec mes Sœurs.

Pour finir, je dirai que pour répondre à l'appel de Dieu, on n'a pas besoin d’avoir des diplômes, être meilleur que l'autre, être riche; au contraire, le Seigneur a besoin d'amour tout simplement. Il a besoin de quelqu'un de simple, d’humble et surtout que l’on soit disponible au service des autres. L’important est de s’aimer les uns aux autres sans distinction de race et de classes. Comme 1 Co 27:" Ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages. Ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort". Pour moi, le Seigneur appelle tout le monde. Malgré notre faiblesse, nos limites, nos ignorances humaines, Dieu ne cesse d’appeler des hommes et des femmes à sa suite. Chaque être humain a sa vocation propre, et c'est à chacun de faire fructifier cette étincelle qui s'allume en nous, avec la grâce de Dieu bien sûr, et de répondre à son appel. Dieu a besoin de notre réponse pour continuer la mission qu'il a laissée. Que notre réponse soit vraie ! Comme dit Saint Paul « Que notre oui soit oui, et notre non soit non ».

                                   Sœur M. Lucie religieuse des Filles de Marie

 

 

 

 

 

 

 

 

Se laisser choisir par le Seigneur, aimer et servir comme Lui

Une Parole du Seigneur a fait écho en moi il y a trente ans de cela et qui m’habite encore aujourd’hui : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » Mt 10,8.  J’ai reçu le don de la vie conçu par mes parents, le don de la Foi, la grâce de mon baptême, de ma confirmation. Dès l’âge de 13 ans j’ai eu le désir de me donner au Seigneur… J’ai choisi très tôt l’entrée dans la vie religieuse… J’étais promise à Lui dès ma naissance comme le dit le prophète Jérémie. Je me suis laissée séduire par Lui et j’ai commencé la grande Aventure avec Lui.

 

A 19 ans, l’âge de la générosité et de la recherche de l’absolu, je décide alors de commencer à faire mes premiers pas….J’ai reçu  le cadeau de trouver une congrégation qui me ressemble dans mes plus profondes aspirations, la simplicité et la générosité dans le don de soi au service du Seigneur et des autres surtout les plus démunis les plus faibles de notre société. J’ai été attirée par la Foi, la détermination de Mère Marie Madeleine de la Croix qui a fondé la Congrégation. Après deux ans de noviciat, je fais mes premiers vœux en 1983 et 9 ans plus tard mes vœux définitifs. Ses années furent marquées par différentes activités apostoliques et professionnelles auprès des enfants, des jeunes et des adultes. Aujourd’hui je suis en mission à la Maison Diocésaine où j’assure la permanence dans l’accueil, l’écoute et d’autres engagements. Chemin faisant lorsque je relis mon histoire avec les événements heureux et aussi douloureux qui ont marqué ma vie je rends grâce au Seigneur pour le bien de cet appel, je demande à Dieu de me garder dans la fidélité aussi longtemps qu’il le désirera.

J’aimerais dire, spécialement aux jeunes filles, qu’être religieuse, c’est encore une voie pleine de sens aujourd’hui ! Se laisser choisir par le Seigneur, aimer et servir comme Lui, voilà une conviction qui peut vous interpeller.

Je suis sûre que vous vous posez la question comment réussir votre vie ? Où est-ce que je serai heureuse ? Quel chemin prendre ? Dans quel état de vie ?

Dans le diocèse il y a le service des vocations qui a pour mission d’accompagner les jeunes qui ont ce projet d’avenir. Tu peux prendre contact avec un des membres, ce service offre de multiples moyens pour vous aider à cheminer dans votre choix de vie.

  • Des rencontres sont organisées régulièrement pour des jeunes de 12-17 ans dans les doyennés pendant les vacances.
  • Des week-ends sont proposés aux jeunes de 18, 20 et + pour mieux discerner l’appel.
  • Dans plusieurs paroisses nous avons les « relais » c'est-à-dire des personnes nommées par le curé pour accueillir et encadrer les jeunes qui se posent la question sur leur vocation.
  • Vous êtes nombreux tous les ans à fêter la journée mondiale de prières pour les vocations.

De toutes ses rencontres émergent timidement de nouvelles vocations pour notre diocèse…

Tu sens en toi le désir de te donner au Seigneur, n’hésite pas de prendre contact avec une communauté religieuse…Jésus a dit à ses premiers disciples…  « Venez et voyez »… dans le diocèse il y a 12 familles religieuses féminines, chacune avec son charisme particulier…de quoi faire ton choix…Il faut oser aller vers elles et demander à séjourner auprès d’elles pendant quelques temps, à faire l’expérience communautaire, à prier ensemble, à vivre concrètement leur charisme à travers des activités apostoliques très variées…c’est comme cela que tu découvriras l’authenticité de ton appel et discerneras le lieu où le Seigneur t’attend.

J’ai la certitude que le Seigneur appelle beaucoup de jeunes filles à sa suite, mais je sens qu’il y a beaucoup d’hésitation aujourd’hui. Je peux vous dire que la vie à la suite du Christ est sincèrement source de joie, de vie et de Bonheur ! Bien sûr c’est exigeant, et demande des renoncements ; mais quelle vie n’est pas exigeante ? Pour ma part, je suis attentive au clin d’œil que le Seigneur me fait chaque jour, je lui fais confiance, je sais que je suis aimée de Lui, je compte sur son amour et sa miséricorde quelque soit mes difficultés, mes erreurs, mes résistances parfois, mais je sais qu’il me rend capable aussi de déployer ma richesse, mes talents auprès de tous ceux vers lesquels je suis envoyée.

A vous jeunes, je vous souhaite de connaître ce bonheur de la rencontre avec Jésus qui est le Chemin, cherche, trouve et aime le Christ, n’aie pas peur, ose ta vie avec Lui, cela vaut bien mieux comme cadeau que tous les Iphones, les tablettes… la communication est sans abonnement et le réseau toujours disponible !

A vous parents, priez pour vos enfants, encouragez-les dans leur désir de se donner au Seigneur. Notre pape François dans son premier discours aux religieuses disait ceci : « Qu'est-ce que l'Eglise serait sans vous » ? Il lui manquerait la maternité, l'affection, la tendresse! L’intuition de mère ».

L’Eglise a besoin des religieuses, notre mission est de vous témoigner notre affection de mère, notre tendresse au cœur des détresses, des drames de notre humanité, nos intuitions pour vous faire grandir humainement et spirituellement, car sans vous nous ne pouvons pas exister, par vous nous réalisons notre mission, et pour vous nous nous engageons à être des témoins de l’Espérance là où nous sommes.                        

Le psaume 15 m’habite profondément : Seigneur, tu portes mon destin, garde-moi auprès de toi !

Garde-moi, mon Dieu
j'ai fait de toi mon refuge.
J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Je n'ai pas d'autre bonheur que toi. »

Toutes les idoles du pays
ces dieux que j'aimais,
ne cessent d'étendre leurs ravages,

et l'on se rue à leur suite.
Je n'irai pas leur offrir le sang des
sacrifices ;
leur nom ne viendra pas sur mes lèvres !

Seigneur, mon partage et ma coupe
de toi dépend mon sort.
La part qui me revient fait mes délices ;
j'ai même le plus bel héritage !

Je bénis le Seigneur qui me conseille
même la nuit mon coeur m'avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon coeur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m'abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

Tu m'apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
A ta droite, éternité de délices !

Sr Annie Rose Fille De Marie

vcs

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